AS-TU LA JOIE DU SALUT?

« Rends-moi la joie de ton salut… »

Psaume 51:14a

A force de méditer sur les histoires de rencontre de certains personnages bibliques avec le Seigneur, j’ai fini par remarquer qu’un point commun entre l’histoire de ma conversion, celle de Zachée (Luc 19:6) et celle de l’Eunuque éthiopien par exemple (Actes 8:39), c’est qu’une joie nous a rempli dès que Jésus-Christ a fait son entrée dans nos vies.

Cette joie c’est la joie du salut! Elle va au-delà d’un simple sentiment provoqué par une circonstance heureuse et passagère, c’est le fruit produit par la présence de l’Esprit de Dieu en nous (Galates 5:22). L’apôtre Paul l’a exprimé en ces termes dans Romains 14:17: « Le royaume de Dieu… c’est la justice, la paix et la JOIE, par le Saint-Esprit ».

Autrement dit, tant que Dieu règne en nous, sa joie est présente. Aucune circonstance de la vie n’est censée avoir le pouvoir de nous la ravir. Voilà qui peut expliquer pourquoi même dans les circonstances difficiles telles que la persécution et la prison, Paul a pu recommander aux chrétiens d’être toujours joyeux dans le Seigneur (Philippiens 4:4). Même face aux afflictions, épreuves, tribulations etc., la joie de l’Éternel sait demeurer notre force et notre partage (Néhémie 8:10, 1 Thess 1:6). C’est ce que j’ai moi-même pu expérimenter lorsque j’ai traversé toute une année de désert et que la joie d’appartenir au Seigneur ne m’a pas quitté.

D’où pourrait-il donc venir dans ce verset de Psaume 51:14 que David ait perdu la joie du salut pour la désirer à nouveau? En rentrant au contexte dans lequel il écrit ce Psaume, on comprend que le roi David avait péché en commettant l’adultère avec Bath Schéba, commanditant de surcroît le meurtre de son époux Urie (2 Samuel 11) et Nathan le prophète viens l’interpeller de la part de Dieu (2 Samuel 12:1).

Cette histoire nous apprend ainsi que le péché nous fait perdre la joie du salut. En effet, faire ce qui déplaît à Dieu c’est attrister le Saint-Esprit (Éphésiens 4:30), celui-même dont vient notre joie. Si nous sommes en Christ, aller à l’encontre de sa volonté produira une tristesse en nous lorsque, par un tiers, par sa parole ou par son Esprit, Il nous le fera savoir. Je me souviens d’un jour où pour pousser la couturière à livrer rapidement ma tenue, j’ai eu mentir que c’était pour une cérémonie devant se dérouler le samedi suivant. Ce qui m’a volé la joie jusqu’à ce que sous l’insistance du Saint Esprit je le confesse.

Dieu a prévu qu’en Lui nous vivions dans la joie. Aussi, la tristesse que produit un mauvais pas n’est-elle pas pour nous faire rester dans la culpabilité et l’apitoiement mais comme David, nous conduire à la repentance (2 Corinthiens 7: 9-10) et retrouver notre joie. Par contre, si nous sommes encore sans Lui et en manque de joie, fatigués de la rechercher dans les plaisirs passagers, la bonne nouvelle aujourd’hui est que la joie de Dieu est disponible en Christ, et elle surpasse de loin tout ce que nos avoirs peuvent nous procurer comme jouissance (Psaume 4:7/8).

5 Thoughts on “AS-TU LA JOIE DU SALUT?

  1. Cette joie grandir au fur et à mesure que je m’abandonne entre les bras de l’auteur du salut, au fur et à mesure que je découvre qui est l’auteur du salut, les aspects de sa puissance, sa grandeur, son amour. Au fur et à mesure que je prends conscience des enjeux liés à mon salut, ce que cela a coûté, je me réjouis en JÉSUS-CHRIST, LUI la source de mon salut, LUI mon salut, LUI qui me fait vivre.

    Sois félicitée pour cette initiative au nom de JÉSUS-CHRIST

  2. Amen !! C’est tellement vrai ! Merci pour le partage. Et l’expérience que je fais au quotidien c’est que lorsque je ne Passe pas assez de temps dans sa présence, je perds cette joie et le moindre petit problème peut facilement m’inquiéter. Mais plus je passe du temps dans sa présence, plus sa joie me rempli et moins je suis inquiète face aux soucis.

    1. Ô oui Chimène, exactement, c’est pareil pour moi aussi. Merci aussi pour ta réaction. Plus nous demeurons dans sa présence, connectés à la source de la joie, moins les circonstances seront susceptibles de nous la ravir ou nous-mêmes de poser des actes qui attristerons l’Esprit de Dieu.

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