MARQUER D’UNE PIERRE BLANCHE…NOS EXPÉRIENCES DIVINES

Que viennent chercher les expressions françaises là où l’on parle du Royaume de Dieu, me demanderiez-vous! J’ai été aussi surprise lorsque j’ai réalisé que bon nombre d’expressions idiomatiques utilisées en français m’aidaient à comprendre et à partager des choses du Royaume. Certaines de ces expressions sont d’ailleurs directement tirées de passages bibliques (ex: passer par une période de vaches maigres) et d’autres y trouvent une parfaite illustration. Commençons avec l’expression « Marquer d’une pierre blanche ».

A l’origine utilisée sous la forme « marquer d’un caillou blanc », l’expression marquer d’une pierre blanche signifie noter particulièrement une date ou un événement pour s’en souvenir longtemps. Dans l’antiquité les jurys se servaient dit-on d’un caillou blanc ou d’un caillou noir à leur disposition pour se prononcer respectivement sur l’innocence ou la culpabilité de l’accusé dans le cas qui était porté à leur connaissance. Puis, ce caillou blanc (ou pierre blanche) est resté dans le langage courant comme signe pour mettre quelque chose d’heureux en lumière, pour graver dans la mémoire les jours où un événement particulier s’est produit.

Voici un passage qui nous en donne une illustration.

« Lorsque vous aurez passé le Jourdain, pour entrer dans le pays que l’Éternel, ton Dieu, te donne, tu dresseras de grandes pierres, et tu les enduiras de chaux. »

Deutéronome 27:2

Le peuple d’Israël n’était plus loin de la terre promise et Dieu, par la bouche de son serviteur Moïse, leur donne cette instruction de dresser des pierres et les enduire de chaux une fois qu’ils seront entrés à Canaan. Lorsque, sous la conduite de Josué, le peuple a traversé le Jourdain, c’est ce qu’il a fait (Josué 4:20-24). Dans la pensée de Dieu, c’était une manière de leur rappeler que c’est Lui qui les avait fait sortir d’Egypte, passer par le désert, traverser le Jourdain à sec et enfin entrer dans le pays promis. Ce serait donc pour eux et leurs fils un souvenir de la bonté manifestée de Dieu, un moyen de parler de sa grandeur aux futures générations (Josué 4:22), de témoigner de sa puissance devant les autres peuples et d’inspirer la crainte de son nom (Josué 4:24).

Alors pour nous aujourd’hui qui marchons avec le Seigneur, il ne s’agit plus dans un sens littéral de chercher des pierres à enduire de chaux, mais de savoir garder et partager le souvenir de nos expériences particulières avec Dieu: cette conversion, cette guérison miraculeuse, la naissance de cet enfant malgré la stérilité déclarée, cette délivrance d’un joug, cette victoire accordée, cette porte qu’il a ouverte, ce désert transformé en verger, cette promesse qu’il a tenue etc. Pour nous-mêmes, cela donnera à notre âme de n’oublier aucun des bienfaits de Dieu et de le bénir continuellement (Psaume 103:2) d’une part, et d’autre part d’avancer avec assurance lorsque surgiraient des difficultés sur notre chemin parce que ce qu’Il a fait pour nous hier il peut encore le faire aujourd’hui. Pour les autres, les plus jeunes dans la foi et même ceux qui n’ont pas encore rencontré le Seigneur, ce serait assurément un moyen de leur parler de la puissance de Dieu et/ou les encourager à croire en Lui.

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