« Rendez grâce au Père, qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière, qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le Royaume du Fils de son amour » Colossiens 1: 12-13
A quoi dédier le premier billet de mon blog si ce n’est à l’histoire de la rencontre qui a scellé mon appartenance au Royaume de Dieu !? C’est une histoire d’amour, de pardon et de transformation.
Avant que le Seigneur ne m’attire à lui, je vivais dans la débauche, l’impudicité, le mensonge, la corruption, les complexes, une rancune tenace envers certains membres de ma famille, bref un tas de souillures vers lesquelles je ne voudrais retourner en contrepartie de rien dans ce monde. S’il ne m’aimait d’un amour débordant, je ne sais ce qui aurait poussé un Roi si glorieux à poser son regard sur moi.
À l’époque, je n’allais que très rarement à l’église. Un jour, un voisin me fit cette question : Annette si Jésus revenait aujourd’hui, serais-tu parmi ses élus ? Je raisonnai et répondis que même sans être parfaite, je faisais des efforts pour respecter la parole de Dieu. Ce dernier insista afin d’avoir comme réponse un oui ou un non. Après un regard sincère sur ma vie, je répondis non. Ce fut une première secousse dans mon cœur.
En 2010, je fus admise au concours d’entrée dans une grande école, concours que j’avais raté l’année précédente à la phase orale. Intérieurement, je ressentis la main de Dieu là-dessus. Je me dis alors qu’il était peut-être temps que je mette ma vie en ordre. J’ai recommencé à aller assidûment à l’église, suivi les cours de catéchèse pour me faire baptiser, intégré le groupe d’étude biblique en paroisse. Malgré tous ces efforts personnels, je continuais à mener cette vie de péché. En septembre 2012, des camarades rencontrés dans cette école m’invitèrent à une retraite spirituelle devant avoir lieu à Kribi, une ville balnéaire du Cameroun. Cette invitation ne pouvait pas mieux tomber puisque j’étais libre à cette période. Je l’acceptai en m’imaginant bien une petite balade. Seulement, le périple sensé être un moment de détente pour moi s’est parfois transformé en deuil. Je me retrouvai à pleurer pendant les enseignements, moi qui auparavant me moquais des gens qui pleurent, lèvent les mains, se mettent à genoux pendant les cultes. Je me souviens que j’appelais cela le théâtre.
À cette retraite, j’entendis l’Evangile de Jésus-Christ prêché clairement. Cela m’atteignait au plus profond de moi-même. Je prenais conscience que tout ce temps à l’église c’est plutôt moi qui jouais un rôle car je faisais comme une chrétienne mais je ne connaissais pas Christ. J’essayais de lutter contre le péché par mes propres forces mais je ne pouvais pas me sauver moi-même. J’avais besoin de Jésus, celui qui a donné sa vie pour nous délivrer des ténèbres et nous sortir de l’errance. La retraite terminée, nous retournâmes à Yaoundé. Malgré tout ce que j’avais entendu, reçu et ressenti, je n’avais toujours pas fait le grand pas : abandonner ma vie à Christ.
Tout a changé quelques semaines plus tard. Le matin du 31 octobre 2012, assise dans la chambre et travaillant sur mon mémoire, je fus soudainement mal à l’aise, fortement troublée. L’impression que j’eus c’est celle d’avoir déjà longtemps résisté à Dieu, à sa personne, à son amour, à son appel. Dans cette atmosphère, je suis tombée sur ma face, j’ai fléchi les genoux devant le Seigneur Jésus et je lui ai demandé pardon. Je l’ai supplié de venir dans ma vie prendre le contrôle de cette existence que je menais si mal, à l’encontre de sa volonté. Lorsque je terminai cette prière, une paix et une joie indescriptibles remplirent tout mon être.
Ô il faudrait des livres pour raconter tout ce qu’il a fait depuis ce jour où il m’a ajoutée au nombre des enfants de Dieu (Jean 1 :12-13). Mes fautes ont été pardonnées et ma vaine manière de vivre littéralement changée. J’ai découvert l’amour de Dieu, sa présence, sa Parole qui transforment. J’ai été entourée d’amour dans ma nouvelle famille spirituelle et Dieu m’en a rempli aussi pour les miens. J’ai trouvé un but à ma vie et même les épreuves sur le chemin deviennent des opportunités d’être façonnée à l’image de Christ afin d’être une ambassadrice de son Royaume sur la terre.
Pour tout dire, j’ai eu la grâce de goûter Jésus-Christ. Il est merveilleux ; si merveilleux qu’il m’est difficile de le garder pour moi. J’ai le désir de voir d’autres accéder à cette vie passionnante du Royaume. Jésus se tient en effet à la porte, prêt à entrer en relation avec quiconque la lui ouvre (Apocalypse 3 :20). Je lui ai ouvert et ce fut la meilleure décision que j’aie jamais prise. Depuis, c’est mon âme qu’il a sauvée, mon identité qu’il a changée, mon histoire qu’il a réécrite. Cette histoire, je la partagerais avec vous au travers des articles qu’il m’inspirera.