« Quand la nuée s’élevait de dessus la tente, les enfants d’Israël partaient, et les enfants d’Israël campaient dans le lieu où s’arrêtait la nuée. » Nombres 9 :17
S’il existait un prix national de la procrastination, je crois qu’il y a encore quelques années j’aurai au moins fini dans le trio gagnant sur le podium. C’est vous dire à quel point cette manie de tout différer, de repousser à demain ce qu’on peut faire aujourd’hui, m’a longtemps collé à la peau. Je n’étais pas vraiment ignorante des conséquences néfastes de la procrastination, elle m’a causé divers ennuis. Mais un jour, telle une épée à double tranchant, la parole de Dieu vint m’en séparer en me présentant la dangerosité de cette pratique sur l’accomplissement de notre destinée. Une méditation de Nombres 9 :17 a réussi à me faire intégrer que nous n’avons pas tout notre temps pour faire ce que Dieu a prévu pour nous.
Après leur sortie de l’Egypte, Israël était conduit dans le désert par une nuée que l’Éternel faisait apparaitre. Le peuple se déplaçait et campait en fonction de celle-ci. Elle leur servait de GPS, les renseignait à la fois sur la direction et le timing de Dieu dans leur marche vers la terre promise. À défaut de suivre cette nuée, le peuple aurait soit pris de l’avance sur Dieu avec pour risque de se retrouver sans direction dans une impasse, soit retardé son plan alors même qu’il était temps de se mettre en route. C’est ce dernier cas de figure que l’Esprit de Dieu peignit à mes yeux pour me montrer à quoi ressemble la situation lorsque nous nous adonnons à la procrastination.
Si le Seigneur nous appelle à faire une chose à un instant T et que nous la renvoyons à plus tard, en plus d’être de la désobéissance, nous nous exposons simplement au risque de manquer le but. Le piège de la procrastination c’est de nous faire croire que nous avons du temps, que si nous n’agissons pas quand c’est le moment, ne partons pas quand la nuée s’élève, elle attendra sagement que nous nous décidions. Or, c’est à la nuée de nous diriger et non à nous de diriger la nuée. C’est à l’Esprit de nous mener où Dieu nous attend et non à nous de mener l’Esprit car nous ne savons ni où il va, ni à quel rythme (Jean 3 :8). Nous ne savons pas si l’opportunité se représentera, si nous bénéficierons encore des mêmes capacités et des mêmes connexions.
De façon générale, la parole de Dieu s’oppose à la procrastination. Elle nous demande de racheter le temps (Éphésiens 5 :16), de ne pas compter sur demain car on ne sait pas ce qu’un jour peut enfanter (Proverbes 27 :1), de ne pas être paresseux (Proverbes 6 :9). La paresse est bien l’une des causes principales de la procrastination. Mais, quelles que soient les autres causes que nous pouvons personnellement identifier, le premier pas à faire pour vaincre cet ennemi de destinée c’est de s’en repentir. Se repentir c’est reconnaitre nos fautes, demander la grâce à Dieu d’y renoncer et développer de nouvelles habitudes afin d’accomplir sa volonté et vivre pleinement ses projets pour nous. À nos résolutions, répondra le succès.
Alors, si AUJOURD’HUI nous entendons la voix du Seigneur, n’endurcissons pas nos cœurs (Hébreux 4 :7). Si vous entendez sa voix vous dire de lancer cette entreprise, de commencer ce ministère, d’écrire ce livre, de créer cette association qui vous amènera à votre Canaan, de démarrer ce projet inspiré qui bénira les nations et étendra le règne de Dieu sur la terre, c’est le moment de sortir de l’indécision, de la nonchalance, de l’indiscipline ou du tâtonnement. Puissiez-vous vous lever et suivre son pas.